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Gilbert BAWARA ou la récidive du vilain petit canard

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Le débat sur la répression sauvage des manifestations le 12 juin dernier a pris des tournures hautement inquiétantes. Autour de Faure Gnassingbé, plusieurs courants se dessinent. Ceux qui sont favorables et promettent le dialogue et ceux qui,  les extrémistes,  mieux que de refuser toute solution de dialogue, optent carrément pour les insultes et le mépris. C’est Gilbert Bawara, conseiller spécial de Faure Gnassingbé, qui aura mis le pied dans les plats, une fois encore, en traitant les manifestants du 12 juin de « badauds ». Des déclarations qui durcissent le ton des Togolais, qui se rassurent aujourd’hui à travers les propos du Conseiller spécial de Faure Gnassingbé qu’ils sont victimes de mépris, de dédain, de l’irrévérence et de l’arrogance. La preuve est suffisante : Gilbert Bawara ; portrait d’un « petit vilain canard. »  

Hôtel Mercure Sarakawa, le débat sur le développement et la planification était nourri. Les partenaires en développement et les experts entouraient le ministre de la Coopération et du Développement d’alors, un certain Gilbert Bawara. L’homme, allure gringalet, se leva brusquement, pris par un malaise abdominal, mieux rectal. Il se fit conduire à la toilette la plus proche pour revenir quelques minutes plus tard. Soudain, ce fut l’indisposition totale dans la salle. Le retour du Ministre Bawara des toilettes coïncidait avec une odeur insupportable dans la salle. La conférence était perturbée et chacun voulait savoir d’où venait brusquement ce parfum désagréable. Le pot aux roses a été découvert lorsqu’une hôtesse est venue débarrasser le ministre de sa veste qui était peinte en jaune, jaune clair. L’odeur venait de s’arrêter.  Le ministre avait transporté une partie de ses excréments, on ne sait par quelle alchimie, dans la salle de conférence. La presse à l’époque a fait écho de cet incident de l’hôtel, qui rappelle un autre incident d’hôtel, récent.

Bruxelles, les agents de l’hôtel ont été ameutés par les cris d’une prostituée congolaise qui exigeait plus d’Euros qu’elle n’avait reçu pour avoir passé la nuit avec un petit conseiller de Faure Gnassingbé. Celui-ci, au lieu de se taire, se pavanait à traiter la dame de prostituée et à l’insulter. La police est venue clore l’incident. Les jeunes togolais en Belgique qui se chargeaient de fournir à ce conseiller l’essentiel de sa dose libidinale ont été déçus par cet incident.

Gilbert Bawara est au centre de tous les intrigues. C’est lui qui a été pris à partie par la presse togolaise après avoir verbalement agressé un journaliste qui était dans l’exercice de sa profession dans la partie septentrionale du pays. Il a été sérieusement rossé par les médias et les organisations professionnelles.

Gilbert Bawara, c’est encore lui qui faisait de l’insulte et de l’attaque de Gilchrist Olympio,  leader de l’UFC, son chou gras. Il avait traité celui-ci de tous les noms d’oiseaux.   Amnésique, contrebandier,   impopulaire etc. Ces diarrhées verbales incontrôlées lui ont coûté sa place au Gouvernement ; mais, frappé sans doute par une certaine amnésie, il n’a pu se rappeler ces déboires et continue d’effectuer des sorties aussi scandaleuses que décevantes. Il nie l’évidence, au nom d’un zèle fou et mal placé.

Pour les manifestations du Collectif « Sauvons le Togo », il rentre dans le débat de la guerre des chiffres en sous estimant le nombre des manifestants. Pire, il attaque les Togolais sortis ce jour manifester leur ras-le-bol face à des attitudes semblables aux siennes sous lesquelles ils croupissent.

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Gilbert Bawara pense que tous ceux qui étaient dans la rue les 12 et 14 juin dernier ne représentaient rien, rien du tout. Ils étaient des « badauds ». C’est la position du Conseiller spécial de Faure Gnassingbé, c’est donc la position de la Présidence de la République togolaise. Gilbert Bawara est allé trop loin et a besoin qu’on lui rappelle ses origines, les plus scabreuses et les plus incertaines.

Portrait d’un «petit vilain canard»

Ceux qui aperçoivent aujourd’hui le « Tamara » Gilbert dans ses aisances et ses excès s’étonnent de l’ascension vertigineuse de ce petit garçon que rien ne prédestinait à la réussite. Il est né le 13 mars 1968 dans un hameau perdu de la préfecture de Doufelgou,  Siou, petit village qu’il n’a jamais pu rendre aisément accessible malgré les fonds amassés sur le dos du contribuable à travers ses multiples responsabilités politiques qu’il ne mérite pas nécessairement.

Le CV présenté lorsqu’il avait été nommé Ministre est expressif de la prétention pour les ministres togolais  de se donner une importance qu’ils n’ont pas, en  mentant sur leurs cursus académique et leurs parcours professionnels lorsqu’ils sont nommés. Personne ne viendra leur demander les preuves des diplômes mensongers qu’ils brandissent sans scrupules.

L’anecdote de l’actuel Ministre de la Communication, Djimon ORE, qui estime être diplômé de la Fondation Konrad Adenauer, est assez révélatrice de ce complexe d’infériorité qui anime nos dirigeants politiques lorsqu’ils occupent des postes de responsabilité.

On a donc raconté que Badjilembayéna Bawara  a obtenu son Baccalauréat série A4 en 1988, à l’âge de 20 ans donc, un peu trop vieux pour ce diplôme que les enfants obtiennent aujourd’hui dans la moyenne de 16 ans. Il a été ensuite inscrit à l’Université de Genève (Suisse) de 1988 à 1995. On a raconté qu’il a obtenu  successivement une licence puis un diplôme d’Etudes supérieures en Droit. En marge de ses études universitaires, M. Bawara aurait effectué des recherches approfondies en Droit germanique anglo-saxon, en Droit international privé et en Droit international comparé en Grande-Bretagne, en Allemagne et à Genève. Trop flou pour être vrai surtout que chacun sait comment certains manègent leurs diplômes en Europe. Et pour doper son CV, il s’est attribué des fonctions totalement vagues pour être crédibles : « M. Gilbert Bawara, avait eu à exercer différentes fonctions et responsabilités au sein du système de l’Organisation des Nations Unies au siège de Genève et sur le terrain notamment au Rwanda et en R.D.C. etc. », selon le CV. Des incertitudes pour maquiller.

Ce qui est vrai, d’après les témoignages recueillis à Siou son village natal, est que dans les années 70, à l’école primaire, on remarquait un petit « vilain » garçon qui n’a pas jusqu’à ce jour, perdu sa corpulence, et qui savait bien réciter les leçons.

Mais, il était constamment intimidé par les attitudes de ses camarades qui se moquaient quotidiennement de lui. En effet, les railleries de ses camarades d’école sont nées le jour où un enseignant l’a fait huer dans la cour d’école par des élèves pour une histoire de pièce d’argent de 25F d’un de ses camarades de classe.  Il a fallu l’intervention de ses parents et de certains enseignants pour réparer ce traumatisme infligé à Bawara Badjilembayéna. Cette protection, on la devait à son intelligence remarquable que certains voisins du quartier et même du village attribuaient à des pratiques sorcières. On attribue à tort ou à raison à l’ethnie Losso des prédispositions sorcières comme on en attribue à l’ethnie Kabyè la clairvoyance, ou encore aux Ouatchi, la pratique du vodou, ou aux Adja, des envoûtements sorciers. Des préjugés qui sont difficilement « scientifiables».

Débarrassé de cette influence sociale, Gilbert a gravi les échelons pour en arriver à obtenir une bourse après le BAC pour des études en Europe. Nanti d’une modeste formation, Gilbert Bawara ne convaincra pas suffisamment ses employés qui ont mis fin à ses stages, notamment en RDC. Il rentre précipitamment à Lomé pour subir, pendant des mois, l’indifférence du Palais de Lomé II. C’est le président d’une institution actuelle qui a plaidé sa cause auprès du général Eyadema, l’ayant vanté comme la solution aux problèmes des Droits de l’homme auxquels le vieux dictateur était confronté. Gilbert Bawara aura trouvé l’aubaine pour rentrer dans le sérail. Il terminera son chantier de Kégué, climatisera tout dans la maison, jusqu’au garage, a-t-on argué, et prendra des airs de mépris et d’arrogance.

Se proclamant ami personnel de Faure Gnassingbé à son accession en catastrophe  au pouvoir, il deviendra l’homme à tout faire. Il finira par s’acoquiner de façon suspecte avec la Directrice Générale des impôts, une intime de son Patron, des soupçons qui le bouteront hors du Gouvernement. Tombé dans l’impasse, Gilbert mettra tout en œuvre pour se faire entendre. Il incitera les cadres de Doufelgou à protester contre son limogeage et mettra ses amis français et belges à contribution pour retrouver sa place. Peine perdue. Faure Gnassingbé le mettra au garage de la présidence, comme conseiller spécial, un titre ronflant, vide de contenu, du moins au Togo, surtout qu’il n’a rien à conseiller de bon à son mentor.

Lorsqu’un conseiller du Chef de l’Etat ne peut éviter d’indisposer tout un peuple à chaque sortie médiatique, il ne peut qu’être nuisible à son patron et à la nation. C’est pourquoi, « NOUS LES BADAUDS » nous prenons la peine de lui rappeler ses origines.

Le Chef de l’Etat a sans doute eu la présence d’esprit de le sauter du ministère de la Coopération et du Développement avant le déluge. Les experts en développement qui le suivent dans ses argumentations sur le sujet disent qu’il est très compétent pour le redressement du pays. Malheureusement, ses compétences sont seulement valables pour les années 80. Il s’est entouré de vieux documents qui l’obligent à demeurer dans un carcan passéiste du développement.  Les théories économiques de Ricardo ou de Keynes et les approches de développement qui ont permis de relever le niveau des pays de l’Asie du Sud-est dans les années 70, ne sauraient s’adapter à un Etat comme le Togo dans les années 2000. C’est ce que tentait à faire Gilbert Bawara. Mieux, son cursus est assez bancal pour se conformer à une réalité de développement au Togo. Pour quelqu’un qui a de l’ambition pour son pays, et qui vient de l’Afrique noire, les études en Droit germanique anglo-saxon sont absolument inutiles. C’est comme un sportif togolais qui veut développer une discipline dans son pays et qui part au pôle nord se former en hockey sur glace. Il ne pourra jamais l’exercer au Togo. Ce serait de la folie comme projet. C’est le profil de Gilbert Bawara et pour ceux qui ont eu l’occasion de lire ses interviews, elles sont des stéréotypes de redondances passéistes et incompatibles les unes avec les autres. Aucune adaptation à la situation togolaise. Vis-à-vis du développement donc, il ne représente rien, absolument rien.

Gilbert Bawara manifeste beaucoup d’arrogance envers le peuple, envers les leaders politiques, envers la morale. L’aisance insolente dans laquelle il végète ne devrait pas être une fin en soi, puisque, rien ne prouve qu’il le mérite auprès de Dieu tout puissant. Tout le monde pourrait être à sa place, et lui aussi pourrait être à la place de ceux qu’il désigne par des badauds.

Dans son Siou natal, Gilbert Bawara ne représente rien. C’est à raison qu’il esquive souvent le débat interne de sa présentation en tant que candidat aux élections législatives. Tous lui tourneront le dos, jusqu’à sa petite famille, nous a-t-on dit. Pour la simple raison qu’il affiche la même attitude de mépris et d’insolence envers les populations de Doufelgou et de Siou en particulier. Cela s’appelle impopularité. Il ne représente donc rien ni à Siou, ni à Niamtougou, ni à Lomé, ni en Afrique, et surtout pas dans le monde….

Si le nouveau parti UNIR crée par Faure Gnassingbé pour limiter les excès du RPT défunt a pour co-fondateur, des individus comme Gilbert Bawara qui se donne pour tâche de se moquer de tout un peuple, la vision de Faure Gnassingbé ne sera que de l’illusion.

Un comportement agressif et arrogant qui en appelle un autre, l’autre zélé dans l’entourage de Faure Gnassingbé, Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu qui n’est pas moins insolent et qui mérite aussi une bonne dose de correction, qui l’obligera à respecter le peuple dont il dépend, financièrement. Un prototype de Bawara à décortiquer aussi, sans aucun doute. « Portrait d’un arriviste Complexé » lui conviendrait… à suivre.

C’était le portrait d’une langue venimeuse qui indispose. Celle de Gilbert BAWARA « Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi », recommande un dicton.

Carlos KETOHOU 

 

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Alliance Togo Informatique

1 Commentaire
  1. TIM3 dit

    Oui vraiment les gents comme BAWARA ne mèneront qu’au dérive le Togo…
    Alors de pauvres génies bon pour la nation se trainent dans la rue. De toutes les façons ils rendront compte 1 jour à la nation Togolaise et à Dieu…

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