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Gabriel AMEYI n’a plus de « Pom-Pom… »

L’unité monétaire chez Gabriel AMEYI est le « pom-pom » du nom de cette boisson gazeuse vendue au Togo. Selon l’anecdote, la petite bouteille de pom pom équivaut dans la cour d’Améyi à la somme de 500 milles FCFA environ et la grande est convertie à plus d’un million.

L’affaire, la sale affaire qui emballe aujourd’hui le natif de Womé n’est plus une affaire de bouteille, mais de tonneaux de pom-pom.

La rédaction de l’Indépendant Express, qui a publié ce dossier en exclusivité en sait un peu plus sur les déboires de Gabriel Améyi.

Il s’agit en tout cas d’une affaire de double vente d’immeuble avec double encaissement et d’une double dribble infligée à deux hommes d’affaires.

L’un, Pierrot Akakpovi, n’a pas porté plainte mais attend le reste des 75 millions que lui doit le président de la fédération ; l’autre, Sébastien Ajavon, homme d’affaire béninois, l’auteur de la plainte qui vise le Président, qui à travers un émissaire envoyé à Lomé veut rentrer en possession de 150 millions.

Pour l’enquête, il s’agit d’une affaire grave qui pourrait conduire Améyi en prison, tant les chefs d’accusation sont récalcitrants : abus de confiance, escroquerie, vol qualifié.

Selon des sources proches du dossier, l’affaire remonte en 2011, moment où Gabriel Améyi a consenti un prêt auprès du patron de Novela Star, Pierrot Akakpovi, par le biais d’un de ses amis, Eric Kpadé, ancien député du RPT.

Incapable de rembourser, il a mis en gage une de ses maisons qui vaudrait d’après nos informations moins que l’argent emprunté.

Entre temps, à cours d’argent, il franchira la frontière pour obtenir un autre prêt auprès du sieur Sébastien Ajavon, géant des produits congelés en République du Bénin.

Plus malin que tout le monde à la fois, l’homme d’affaire togolais, Président de Maranatha de Fiokpo, a engagé de nouveau le même immeuble déjà « vendu » à un autre preneur, Sébastien Ajavon, alors que Pierrot l’avait revendu.

L’homme d’affaire béninois ayant perdu les traces de son débiteur, à chercher à récupérer sa maison. Impossible, il est tombé sur la supercherie : « déjà vendue.»

Fou furieux, Sébastien Ajavon a demandé de ses nouvelles chez l’intermédiaire témoin du prêt, un Professeur d’université.

Difficile d’obtenir la présence de Gabriel Améyi, habitué à fuir dans toutes les directions pour continuellement échapper à ses proies.

Réflexe logique, Sébastien Ajavon a introduit une plainte qui vient d’avoir raison de Gabriel Améyi en garde à vue à la Direction de la police Judiciaire.

L’Interpol aurait été mis à contribution pour réussir à avoir la peau vendredi dernier, tard dans la nuit de Gabriel Améyi qui s’apprêtait à échapper encore à la police.

L’affaire à l’heure actuelle est traitée sous deux angles : La plainte de Sébastien Ajavon qui veut avoir son argent tout de suite et le volet pénal sur l’escroquerie, l’abus de confiance et le vol qualifié, la pilule amère pour le Président sortant de la Fédération togolaise de football.

L’homme de Womé, infatigable persévérant, se bat comme un beau diable, accusant dans tous les sens plusieurs personnes d’acharnement… alors que plusieurs autres dossiers de la même contenance l’attendent dans les casiers de la justice togolaise.

La suite de cette rocambolesque affaire est attendue avec le passage et la confrontation entre l’émissaire de Sébastien Ajavon et Gabriel Améyi hier.

De toute évidence, il s’agit d’une affaire de Pom-pom… d’un tonneau de pom-pom

A suivre…

Alfredo Philoména

escroquerieftfGabriel Améyi
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